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La pression barométrique qui
diminue avec l'altitude, le relief et les conditions
climatiques influencent les conditions de vie en
altitude:
La baisse de la pression réduit l'oxygène
disponible dans un même volume. Des mécanismes
d'adaptation puis d'acclimatation permettent de combler le
déficit en oxygène dans l'organisme
(l'hypoxie). S'ils sont insuffisants ou déficients,
un mal aigü
des montagnes va apparaître, parfois suivi
d'oedèmes pulmonaire ou cérébral de
haute altitude.
la température extérieure chute à
raison de 6,5 ° tous les 1 000 mètres, les vents
sont plus forts en altitude. Les facteurs de refroidissement
sont donc plus élevés favorisant l'apparition
d'une hypothermie ou de gelures.
Les rayonnements solaires plus intenses en altitude
provoquent des brûlures
solaires qui nécessitent une protection de la peau et
des yeux
La pression partielle de vapeur d'eau diminue avec
l'altitude, donnant un air beaucoup plus sec qui est l'une
des causes de déshydratation.
L'effet de convection et les grands écarts
thermiques seront à l'origine d'orages violents et
imprévus. Le foudroiement en
haute montagne est cause d'accidents mortels .
Toutes ces agressions inhérentes à la
montagne imposent une
prévention, des moyens de protection et des
moyens
thérapeutiques pour
traiter dès leur survenue, les premières
manifestations d'une pathologie.
L'ascension
du Mont-Blanc réunit
tous les paramètres de l'environnement de la haute
montagne. Cette ascension est le challenge d'un
été pour de nombreux sportifs, randonneurs, le
plus souvent peu avertis des risques de la haute altitude.
En suivant ces quelques conseils, votre souhait d'atteindre
le sommet du Mont-Blanc sans incident se
réalisera.
L'homme a la faculté de
s'acclimater à l'altitude. Après une
période d'accommodation, qui se traduit par un
essoufflement et une accélération de la
fréquence cardiaque, l'organisme réagit
à l'hypoxie par une polyglobulie, c'est à dire
par une augmentation du nombre de globules rouges, les
transporteurs d'oxygène. Cette acclimatation à
l'altitude est plus ou moins longue. Elle dépend de
la hauteur du dénivelé et de la durée
de l'acclimatation. En général, on est
acclimaté, pour une altitude de 3 000 à 4000
mètres, en moins de 8 jours.
Un temps d'acclimatation trop court
ou une haute altitude atteinte trop rapidement,
entraîne une mal adaptation à l'altitude dont
la gravité est plus ou moins importante.
Le
mal aigu des Montagnes et ses
complications
L'incidence du Mal Aigu des
Montagnes (MAM) est variable mais augmente très
rapidement avec l'altitude. Elle est de 15 % à 2 000
mètres d'altitude, de 60 % à 4 000 m. Tous les
sujets rapidement transportés en haute altitude en
souffrent.
- Le MAM n'apparaît
qu'après un délai de quelques heures en
altitude. Ainsi les personnes empruntant un
téléphérique le temps d'admirer le
point de vue ne sont pas touchées par le
MAM.
- Le MAM se manifeste par des
maux de tête, des troubles digestifs
(nausées, vomissements), une fatigue persistante
au repos, une insomnie.
- Le MAM régresse avec
l'acclimatation et disparaît immédiatement
à la descente.
A une altitude
élevée (4 000m - 5 000m), un dème
Pulmonaire de Haute Altitude (OPHA) peut survenir
brutalement au cours des deux premières nuits. Le
malade est pris de quinte de toux, crache, et s'essouffle.
Bien souvent on note une fièvre à 38°5,
ce qui évoque à tort un état infectieux
pulmonaire. L'état peut rapidement s'aggraver avec
l'apparition d'une cyanose précédent le coma.
Certains médicaments
(inhibiteurs calcique) améliorent l'état du
blessé et lui permettent de perdre rapidement de
l'altitude. La posologie recommandée du Diamox est de
1/2 comprimé matin et soir.
A une altitude supérieure (5
000 - 5 500 m), le MAM peut se compliquer d'un
déme Cérébral de Haute Altitude
(OCHA) qui débute par des modifications de l'humeur
et du comportement, ou par des maux de tête
insupportables. Les troubles de la vue, les vomissements en
jet précèdent le coma qui est fatal si le
malade n'est pas immédiatement redescendu à
une altitude plus basse.
Le caisson hyperbare portable est
un sac étanche dans le quel est placé le
malade. Une pompe permet d'atteindre une pression de 220
millibars, pression limitée par l'ouverture de la
soupape de sécurité. Huit coups de pompe par
minute permettent de renouveler l'air dans le caisson et de
laisser le malade pendant une à deux heures à
l'intérieur; 220 millibars correspond à une
perte d'altitude d'environ 3 000 mètres ce qui est
largement suffisant pour faire disparaître les signes
du MAM. Toutefois, à la sortie du caisson, le
bénéfice est de courte durée (quelques
heures), délai utilisé pour perdre rapidement
de l'altitude.
Prévenir le MAM ou ses
complications impose une acclimatation à la haute
altitude prudente: nous recommandons de ne pas progresser de
plus de 500 mètres de dénivelé par jour
au delà d'une altitude de 3 500 mètres.
Certaines personnes présentent une
susceptibilité particulière à
l'altitude qui se traduit par l'apparition précoce du
MAM au dessus d'une altitude modérée (2 500
m). Ces personnes peuvent bénéficier d'une
consultation de médecine de montagne et d'une
prescription d'un traitement préventif.
Contre-indications formelles
à un séjour en altitude = 2500
m:
- Maladie cardiaque non
stabilisée
- Insuffisance respiratoire
chronique
- Certaines maladies
sanguines,
- Affections psychiatriques
graves
Contre-indications
relatives à un séjour en altitude = 2500
m:
- Grossesse dans le premier et le
troisième trimestre
- Maladie cardiaque
stabilisée
- Bronchite chronique
- Enfant de moins de 18
mois
- Toutes les maladies
nécessitant une surveillance
régulière (diabète)
- Asthme déclenché
par le froid ou l'effort
Le
froid
En haute montagne, une
personne immobilisée à la suite d'une blessure
ou d'un épuisement se refroidit très
rapidement :
- Par une augmentation des
échanges avec le milieu froid (contact avec les
sols, la neige, le vent et l'humidité en cas de
mauvais temps)
- Par la diminution des moyens de
lutte contre le froid: immobilité , disparition
des frissons.
Toute personne blessée,
immobilisée, doit toujours être
protégée du froid :
- En limitant le contact avec le
sol froid par des sacs à dos, des vêtements
ou autres objets.
- En l'abritant du
vent.
- En l'exposant au soleil ou
autre source de chaleur.
- En changeant les
vêtements humides contre des vêtements secs
et chauds.
En l'absence de toute source
de chaleur la recouvrir d'une couverture survie. Le froid
provoque des lésions locales
généralement aux extrémités, ce
sont les gelures ou un refroidissement
généralisé, c'est l'hypothermie.
Les gelures
La gelure était autrefois
l'accident typique des pratiquants de la haute montagne
notamment pendant les grandes courses hivernales.
Aujourd'hui le risque de se geler tend à diminuer
grâce
- Aux progrès de
matériaux utilisés pour se protéger
du froid et de l'humidité.
- A la fiabilité des
prévisions
météorologiques.
- A la rapidité
d'intervention des secours mis en alerte par
l'utilisation récente des moyens de communication
portables.
Les gelures ne surviennent
qu'après une exposition de plusieurs heures ou jours
au froid.
La gelure est définie comme
étant une lésion localisée,
causée par l'action directe du froid au cours d'une
exposition plus ou moins longue à une
température inférieure à
0°C.
La température des tissus
exposés au froid est influencée par deux
paramètres :
- La température
extérieure qui entraîne un refroidissement
local accentué par le vent, l'humidité ou
le contact avec des objets
métalliques.
- Le flux de chaleur interne
dirigé vers les extrémités qui est
altéré par le phénomène de
vasoconstriction consécutif à des
compressions localisées, une
déshydratation, ou des conditions entraînant
des spasmes artériels comme l'inhalation de
fumée de cigarette, des maladies
artérielles.
Dans la formation des gelures,
trois ou quatre périodes se succèdent
:
- La gelure s'installe de
manière insidieuse sur le visage ou aux
extrémités des membres. Elle est
accompagnée de douleurs de type picotements ou
d'onglée.
- La deuxième
période se manifeste par une anesthésie qui
doit être une véritable sonnette d'alarme.
La peau devient blanche et froide.
- Au réchauffement
apparaissent des phénomènes douloureux, des
phlyctènes (soulèvement de la peau), et un
dème. A l'inverse des phlyctènes
claires remplies d'un liquide transparent, les
phlyctènes séro-hématiques
constituent un signe de gravité. Les parties
proches de la lésion sont souvent gonflées
(dèmes localisés).
- Au-delà d'une semaine,
apparaîtront les nécroses,
caractérisées par la couleur noire des
extrémités et la perte de souplesse des
tissus.
Contrairement aux
brûlures, il est impossible de fixer
immédiatement le degré de profondeur de la
gelure. Seule l'évolution au bout de 2 à 3
jours de réchauffement permet d'apprécier sa
gravité.
Durant les premières heures
de réchauffement, plusieurs éléments
orientent le pronostic :
Signes
favorables
- La sensation de picotement ou
de brûlure
- L'insensibilité
totale
- La coloration sensiblement
normale de la peau
- La chaleur des
extrémités
Les règles de la conduite
à tenir sur le terrain doivent être suivies
très scrupuleusement :
- Interdiction d'enlever la ou
les chaussures de ski ou de montagne lorsqu'on suspecte
une gelure du pied sous peine de ne plus pouvoir les
remettre,
- Ne jamais flageller ou placer
la partie gelée dans la neige,
- En aucun cas réchauffer
une gelure s'il persiste un risque évident
d'exposition au froid,
- N'entreprendre une action de
réchauffement local qu'en lieu sûr,
où une évacuation sera possible.
Le traitement des gelures
superficielles est simple:
- Réchauffement rapide et
prolongé (1 heure)dans un bain d'eau tiède
proche de 38° à laquelle on ajoute un liquide
antiseptique. Il est impératif de maintenir l'eau
à une température de 38° tout en
l'agitant régulièrement. Ces bains seront
répétés 2 fois par jour. L'immersion
de la partie gelée peut s'accompagner de douleurs
vives, cette sensibilité laisse présager
une bonne évolution. Il faut alors diminuer la
température du bain en ajoutant progressivement de
l'eau froide.
- Eviter un rechauffement lent,
cause de nécrose en profondeur,
- Asepsie et
protection.
- Pansements gras en cas de
blessures associées
- Aspirine 250 mg par
jour.
Le traitement des gelures
profondes est plus complexe. Il ne peut être
réalisé qu'en milieu hospitalier, si possible
dans des hôpitaux
spécialisés
dans ce traitement. Plus le traitement est entrepris
rapidement, plus les chances de récupération
sont importantes.
L'hypothermie
accidentelle
En haute montagne, l'état
d'hypothermie est souvent associé à des
traumatismes qui retiennent toute l'attention au point que
l'hypothermie passe inaperçue.
L'hypothermie légère
se manifeste par une sensation de froid et des frissons plus
ou moins généralisés. Le malade
conscient réclame et insiste sur la
nécessité de réchauffement.
Au dessous de 34° C, le
tableau clinique se précise.
L'hypothermie profonde est
caractérisée par un état comateux et
une rigidité.
Le traitement aura pour but de
réchauffer le sujet en évitant les
complications.
Sur place, il
faut
- Soustraire le plus rapidement
possible le blessé à l'action du
froid,
- Éviter un
réchauffement brusque dans une pièce ou un
véhicule chauffés, un bain chaud,
- Veiller à la
mobilisation prudente des membres, responsable d'un
retour de sang froid accumulé dans les membres
inférieurs vers le cur.
Dans le cadre de la
médicalisation des secours et toutes les fois
où cela est possible, un médecin doit
accompagner les sauveteurs car il est le seul capable de
mettre en uvre et à contrôler
l'efficacité d'une respiration artificielle ou d'un
massage cardiaque externe.
Le
soleil
Le rayonnement ultraviolet est
le principal responsable des brûlures de l'il et
de la peau. Selon la longueur d'onde, on distingue les UVA,
les UVB et les UVC.
- Les UVA sont responsables du
bronzage de la peau mais aussi de son vieillissement
prématuré.
- Les UVB sont impliqués
dans les brûlures de la peau, et à terme
dans la survenue de cancer cutané.
- Les UVC sont les plus dangereux
mais sont heureusement filtrés par la couche
d'ozone.
L'intensité du
rayonnement UV augmente selon les conditions suivantes
:
- Entre 12 et 14 h (midi solaire)
pour les UVB, matin et soir pour les UVA.
- Par fort ensoleillement, 4 fois
plus que par temps nuageux,
- En altitude + 4% tous les 300 m
de dénivelé,
- Par réflexion + 70 % sur
la neige, + 30 % sur la mer .
Les UVA sont stoppés
par les vêtements de couleurs vives.
Le rayonnement infrarouge par la
chaleur qu'il véhicule est la principale cause de
l'insolation. Il est réfléchi par les
vêtements clairs (blanc).
L'il et le rayonnement
ultraviolet
Tout il possède son
dispositif naturel de protection. La rétine organe
récepteur ne reçoit que la lumière
visible. Les filtres du rayonnement UV sont la cornée
et le cristallin, renforcés par les larmes et le jeu
pupillaire qui fait office de diaphragme. La vitrée
et l'humeur sont des filtres infrarouges.
Les effets nocifs du rayonnement
ultraviolet sur l'il sont liés à
:
- L'intensité et à
la durée de l'exposition aux UV,
- L'absence de protection (verres
teinté à haut pouvoir
filtrant),
- L'insuffisance de
capacité d'absorption des différentes
structures de l'il, notamment chez
l'enfant.
L'ophtalmie des neiges est une
brûlure de la cornée. Ce "coup de soleil sur
l'oeil" est la conséquence d'une exposition sans
protection aux rayonnements UV en milieu
neigeux.
- La douleur apparaît 4
à 6 heures après l'exposition
- Elle est accentuée par
la lumière
- Elle est accompagnée
d'une sensation de gravier dans les yeux, et d'un
larmoiement intarissable.
- Les paupières sont
gonflées, empêchant l'ouverture des yeux.
Le traitement nécessite
le repos, des pansements oculaires, quelques gouttes de
collyre antiseptique, ou d' une pommade ophtalmique. Si les
douleurs persistent au delà de 24 heures, une
consultation auprès d'un ophtalmologiste est
conseillée.
Après une ophtalmie des
neiges, il est nécessaire de différer le port
des lentilles de 4 ou 5 jours, le temps nécessaire
à la cicatrisation de la cornée.
La photo-toxicité de
l'il est consécutive à l'accumulation du
rayonnement UV chez les personnes âgées
à la suite d'expositions prolongées aux UV, du
manque de protection, et du vieillissement de la
population.
La photo-toxicité regroupe
différentes affections :
- La kératite qui une
lésion de la cornée,
- La cataracte qui est
l'opacification du cristallin,
- La DMLA,
dégénérescence maculaire liée
à l'âge, maladie qui survient à
l'âge de 60 ans et au delà et qui
entraîne une cécité partielle,
touchant la zone centrale du champ visuel.
La
prévention:
Le port de lunettes de soleil
à verres teintés à haut pouvoir
filtrant s'impose en montagne. La fonction du verre solaire
est de filtrer les rayonnements les plus nocifs UVB et UVA
et d'absorber en partie ceux dont la longueur d'onde est
située dans la partie visible du spectre.
Le pouvoir filtrant des lunettes
sur les UV est donné par la matière dans
laquelle est fabriquée le verre et le traitement anti
UV qu'il a reçu.
La teinte du verre limite
l'éblouissement de la lumière. Un bon filtre
solaire doit réduire l'intensité lumineuse
tout en conservant un bon rendu des couleurs. Il peut
également agir sur l'acuité visuelle.
Actuellement, une normalisation à l'échelle
européenne est appliquée pour définir
la protection de l'il dans différents
environnements. Sont intégrées trois valeurs
de transmission des UVB, des UVA et du spectre visible.
D'où 4 catégories de verres filtrants sont
proposés avec les cotations
matérialisées par des logos.
En forte luminosité, la
forme du verre largement couvrant, mais surtout les caches
latéraux sont les meilleurs garants d'une protection
du rayonnement réfléchi.
Conseils
:
- Utiliser couramment des
lunettes à verres filtrants les UV :
catégorie IV en haute montagne, catégorie
III dans les activités de pleine
nature,
- Choisir des verres largement
couvrants ou des montures avec cache
latéral,
- Utilisez des collyres
protecteurs (Antalyre) en condition de froid et de vent,
- Veillez à la protection
de l'il chez l'enfant avec port de lunettes ou de
casquette.
Les brûlures
solaires
L'exposition aiguë
entraîne des brûlures cutanées plus ou
moins intenses :
- De la rougeur de la peau
à l'apparition de phlyctènes (cloques),
- L'état
général est parfois altéré,
fièvre, frissons, insomnies. Le traitement repose
sur l'application de produits locaux (Biafine, Toleriane
ou Epithéliale), et la prise d' antalgiques par
voie buccale.
Le risque de brûlures
cutanées est variable selon les individus, le
degré de pigmentation de la peau définie par
le phototype. Un sujet de phototype 1 est un sujet roux qui
ne bronze jamais. A l'inverse, les sujets noir, phototype 6,
sont insensibles aux brûlures solaires. Certains
sujets présentent des réactions allergiques
uniquement déclenchées par le soleil. Plus
fréquemment, des allergies cutanées sont
consécutives à la prise de certains
médicaments dits photo sensibilisants. Des produits
appliqués sur la peau peuvent être à
l'origine de réactions au soleil. C'est le cas des
crèmes anti-inflammatoires ou antibiotiques
fréquemment utilisées pour traiter
l'acné. L'application cutanée de produits
parfumés est totalement à proscrire avant une
exposition au soleil.
L'herpès labial, "bouton de
fièvre", peut être évité par
l'application répétée de stick
écran total d'indice de protection
élevé.
L'exposition chronique , c'est
à dire, l'exposition répétée aux
rayonnements solaires de haute altitude est la principale
cause du vieillissement précoce de la peau et de
l'apparition de cancers de la peau. Les écrans UV
doivent couvrir le spectre UVA, si possible avec un fort
indice PPD, qui traduit la persistance du pouvoir filtrant
au delà de deux heures.
La prévention
:
Immédiate contre les coups
de soleil
- Avant tout, éviter de
s'exposer au soleil en haute montagne quand cela n'est
pas nécessaire.
- Se mettre à l'ombre le
plus souvent possible.
- Protéger les
parties découvertes par des
vêtements
- Porter des vêtements de
couleurs vives (bleues).
A long terme en
prévention du vieillissement de la
peau
Choisir des crèmes
à haut indice filtrant UVA, qui doivent être
appliquées du matin au soir et renouvelées
fréquemment.
Paradoxalement, les
crèmes à haut indice filtrant les UVB,
suppriment les sensations de brûlures du coup de
soleil, mais elles n'empêchent pas les
dégâts des UV A.
- Conseils :
- appliquer des écrans
solaires d'indice de protection élevé entre 15
et 20,
- choisir des crèmes qui
protègent des UVB et des UVA qui retardent le
vieillissement de la peau,
- renouveler fréquemment
l'application de ces crèmes, toutes les deux heures,
voire plus si la transpiration est importante,
- limiter les temps d'exposition au
soleil avant que le bronzage soit acquis,
- rester couvert par des
vêtements légers et
aérés,
- s'interdire l'utilisation de tous
les produits allergisant, parfums, crèmes
anti-inflammatoires, certains médicaments.
la
foudre
Comment la foudre peut elle
atteindre un sujet
Le coup direct est le plus
dangereux: la foudre pénètre par le point le
plus haut (tête ou objet au-dessus de la tête)
et ressort aux pieds. Le passage du courant dans le cerveau
peut provoquer un coma suivi d'un arrêt de la
ventilation, et dans le thorax un arrêt
cardiaque.
L'éclair latéral
survient lorsque la personne se trouve à
proximité (moins de deux mètres) d'un
conducteur (arbre, paroi, pylône ..).
L'intensité du courant qui traverse partiellement le
corps est variable , les organes vitaux peuvent être
épargnés.
Le courant de sol qui décime
des troupeaux entiers, traverse le corps en passant par les
pattes.
Enfin, la foudre peut emprunter les
lignes électriques et téléphoniques
touchant des personnes à l'intérieur des
bâtiments.
Quels types de lésions peut
donner la foudre
Dans les formes graves, le
foudroyé est inconscient, en arrêt cardiaque et
ventilatoire. Une réanimation immédiate doit
être entreprise, bouche à bouche après
libération des voies aériennes
supérieures, massage cardiaque en absence de
pouls.
Dans les formes
modérées, on note une grande diversité
des lésions :
- des troubles de la conscience,
allant du coma à la perte de connaissance
momentanée. Il persiste toujours une perte de
mémoire, une désorientation, des troubles de
l'équilibre,
- des paralysies transitoires qui
empêchent le blessé de se déplacer
seul,
- des brûlures aux point
d'entrée et de sortie marqués par des
vêtements déchiquetés,
brûlés.
Conduire le foudroyé avec
une surveillance étroite vers un lieu
protégé et abrité de la pluie,
où il sera réchauffé et rassuré.
Un examen médical sera ensuite
indispensable.
- Quelles sont les protections
à observer contre la foudre :
Lorsque l'orage approche, il est
souhaitable de rechercher un endroit protégé :
- à l'intérieur d'un
véhicule sans être appuyé sur la
carrosserie,
- dans une habitation si l'on
évite de se tenir dans l'encadrement de la porte ou
au contact de circuit électrique, de canalisation
d'eau. Le téléphone ne doit pas être
utilisé le temps de l'orage.
- sous des câbles, des lignes
à haute tension, d'un
téléphérique, à distance des
pylônes, à faible distance du pied d'une paroi,
d'un arbre, ou tout autre point haut.
Ce qu'il faut éviter
:
- se tenir debout sur un point
élevé,
- marcher, surtout en portant un
objet au dessus de soi (canne de golf, piquets ),
- se mettre à l'abri sous un
arbre,
- se regrouper, serrés les
uns sur les autres.
Il est préférable de
s'éloigner des objets métalliques d'une
distance de 2 mètres.
la
trousse de secours
Une trousse de secours doit
répondre à plusieurs impératifs
:
- - être simple d'emploi.
- - l'utilisateur doit en
connaître le contenu,
- - les médicaments
doivent correspondre à des affections
courantes,
- - chaque produit doit
être facile d'utilisation et ne pas
présenter de risques ou d'effets secondaires trop
marqués.
- - être
personnalisée, car il n'y a pas de liste
exhaustive, le choix de chaque médicament tient
compte de l'expérience personnelle et du conseil
d'un médecin.
- - être efficace par une
bonne connaissance des produits utilisés, les
effets recherchés, les effets secondaires, les
posologies, les contre-indications.
- - être entretenue, en
complétant les produits utilisés et en
renouvelant les produits périmés.
Les limites d'intervention sont
liées à la compétence de l'utilisateur
et à l'engagement de l'activité :
- la trousse de secours pour une
descente en canyon sera particulière, bidon
étanche, trousse de réparation de combinaison,
attelle souple ou bandes de résine, stylo lance
fusée,
- la trousse de secours pour un
trekking comprendra des moyens pour traiter les
différents types de diarrhées, un accès
de malaria, des produits contre les parasites, des
répulsifs contre les moustiques.
- la trousse de secours pour un
séjour en haute altitude comprendra des
médicaments pour prévenir (Diamox®) et
traiter la pathologie de haute altitude (inhibiteur calcique
et corticoïde injectable), et un caisson hyperbare
portable.
Comment réaliser une
trousse de secours :
En France, aucune trousse de
secours complète n'est vendue dans le commerce. En
effet, les produits de soin et les médicaments ne
peuvent pas être déconditionnés et
ensuite regroupés dans le même emballage. Il
est astucieux d'acquerir une trousse complète dans un
magasin de sport au cours d'un voyage à
l'étranger, notamment aux USA.
Le contenant le moins
onéreux et le plus pratique est une boite de
plastique semi-rigide, dont le couvercle est maintenu par un
élastique large (chambre à air).
Certains médicaments ne
peuvent être obtenus que sous ordonnance
antibiotiques, médicaments d'urgence...etc. C'est le
médecin de famille qui vous les prescrira à
l'occasion d'une consultation. C'est aussi le moyen de
recueillir son avis et vérifier l'absence de
contre-indication et d'incompatibilité. Pour les
autres médicaments délivrés sans
ordonnance, le pharmacien sera de bon conseil.
Pour limiter l'encombrement, les
médicaments sont déconditionnés, les
plaquettes de comprimés sont réunies avec leur
notice par un élastique.
Les produits de soins externe sont
plus volumineux. La quantité est fonction de la
durée du séjour.
Conservation des produits
il est conseillé de
:
- Relever sur une feuille annexe,
la date de péremption indiquée sur chaque
emballage, ce qui permettra de renouveler les
médicaments avant la date limite d'utilisation.
- Entreposer la trousse dans un
local à l'abri de la lumière (UV) et de la
chaleur,
- Ne pas laisser la trousse
à la portée des enfants.
Moyens
d'immobilisation
Les attelles rigides ou gonflables
sont lourdes, volumineuses, peu efficaces et donc à
ne pas emporter.
Les bandes adhésives
souples, élastiques (Urgo-strapping®) ou rigides
(Urgo-tapping®) permettent de réaliser de bonnes
contentions. L'articulation est relativement
protégée des amplitudes maximales qui
réveillent la douleur cf. strapping de la cheville.
Il faut éviter l'application
de bandes adhésives en circulaire autour d'un membre
car la circulation veineuse serait
bloquée.
L'attelle Sam® Splint
commercialisée en France sous le nom d' Immoflex
® est composée d'une mince feuille d'aluminium
recouverte de mousse. La mise en forme autour d'une partie
du corps lui donne une rigidité suffisante pour un
maintien confortable. Son encombrement et son poids sont
réduits. C'est donc la seule attelle que nous
recommandons pour des groupes isolés.
La trousse de secours
d'une journée :
Produits à usage externe
:
- - des compresses
stériles,
- - une bande de contention
(bande velpeau- Urgo band®),
- - une bande adhésive
extensible (Urgo-strapping),
- - une pochette de sutures
adhésives (Urgo strip),
- - des pansements
individuels,
- - des pansements
hydro-colloïdes en prévention et protection
des ampoules (Urgo activ®),
- - une crème antiseptique
et cicatrisante (Trofoseptine®),
- - une pince à
épiler,
- - des produits protecteurs
solaire (peau et lèvres) à indice
élevé=15,
- - un collyre
présenté en monodose : Antalyre
®
Médicaments
:
- Aspirine à 500 mg ou
Paracétamol - comprimés à
croquer,
- Coramine Glucose.
La trousse de secours
de plusieurs jours
Produits à usage externe
:
- - des compresses
stériles,
- - une bande de contention
(bande velpeau- Urgo band®),
- - une ou deux bandes
adhésives extensibles
(Urgo-strapping),
- - une pochette de sutures
adhésives (Urgo strip),
- - des pansements
individuels,
- - des pansements
hydro-colloïdes en prévention et protection
des ampoules (Urgo activ®, Urgomed®),
- - une crème antiseptique
et cicatrisante (Trofoseptine®),
- - Bétadine en compresses
individuelles,
- - une pince à
épiler,
- - des produits de protection
solaire (peau et lèvres) à indice UVA et
UVB élevé=15,
- - du collyre
présenté en monodose : Antalyre
®,
- - un tube de Pommade
Ophtalmique Calmante®,
Médicaments
:
- Aspirine à croquer 20
comp.
- Paracétamol 10
comp.
- Ibrufène 200 mg 10
comp.
- Digeflash 10 comp.
- Gastrex 10 comp.
- Ducolax 10 comp.
- Lysopaïne 1
tube
-
- Soludécadron 4 mg 2 ou 3
ampoules *
- Clamoxyl 500 20 comp.
*
- Topalgic 10 comp *
- Stilnox 7 comp *
* médicaments
délivrés sous ordonnance.
Matériel d'immobilisation
:
- - une attelle de type SAM®
Splint ou IMMOFLEX ®,
- - une couverture
survie.
Moyens d'alerte :
- - un téléphone
modulaire
- - ou un poste radio portable
avec les fréquences de secours
Adresses Utiles
École Nationale
de Ski et d'Alpinisme (ENSA)
BP n° 24 74403 Chamonix
Mont-Blanc CEDEX
tel 0 450 553 030 -
fax 0 450 536 957
http://www.ensa.jeunesse-sports.fr
Fédération
Française de la Montagne et de l'escalade
(FFME)
8-10 quai de la Marne 75019
PARIS
tel 0 141 080 000 -
fax 0141 088 310
http://www.ffme.fr
Club Alpin
Français (CAF)
24, Av Laumière, 75019
Paris
tel 0 142 026 864 -
fax 0 142 035 560
Fédération
Française de Randonnée Pédestre
(FFRP)
14, rue riquet 75019 Paris
ffrp.paris@wanadoo.fr
tél: 0144 899 393 fax: 0 140 358 567
Association pour la
Recherche en Physiologie de l'Environnement
ARPE
UFR de médecine, 74 rue
Marcel Cachin, 93012 Bobigny Cedex
tel 0 148 387 757 -
fax 0 148 387 777
commande d'attelle Immoflex
®
France sélection
9-13, rue de la nouvelle
France
93300 Aubervilliers :
tel 0 148 331 818
Bibliographie
sommaire:
Fascicules
ENSA:
secourisme pratique
Les accidents provoqués par
le froid
Les accidents provoqués par
la foudre
Aspects médicaux des
trekkings
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