Automédication : la prise de médicaments peut être accompagnées d'effets secondaires incompatibles avec la pratique de la randonnée (déshydratation, fatigue brutale, déséquilibre, refroidissement, effet photo-sensibilisant). Avant de se rendre en montagne, les conseils d'un médecin sont indispensables pour toutes les personnes sous traitement médical .
Bâtons Télescopiques : L'appui sur deux bâtons facilitent l'équilibre à la descente et en terrain glissant et soulage les articulations des membres inférieurs. Ils sont particulièrement recommandés pour les randonneurs lourdement chargés, ou pour les personnes agées, souffrant des genoux ou du dos.
Brûlures solaires : C'est l'apparition d'une rougeur de la peau, suivie de formation de cloques (phlyctènes). associées à de la fièvre, frissons, insomnie, parfois atteinte de l'état général.Un coup de soleil doit être traité comme une brûlure superficielle par application de crème hydratante et le port de vêtements. Les phlyctènes doivent être protégées par des corps gras recouverts de pansements . Les produits solaires utilisés en montagne sont choisis avec un indice de protection jamais inférieur à 20 et doivent être appliqués toutes les deux heures.
Entorse de cheville: Elle est plus ou moins invalidante, selon que le ligament a été rompu ou simplement étiré. L'entorse grave se différencie de l'entorse légère ("foulure") par le claquement au moment de la torsion de cheville, la douleur aiguë suivie d'un engourdissement, l'apparition immédiate d'un oeuf de pigeon sous la malléole externe. L'application de froid (neige, eau de torrent) et l'immobilisation par bandage sont les seuls soins immédiats. La marche avec une entorse grave doit être évitée ( soutien par un camarade, canne de fortune).
Fracture: Douleur, impotence, le blessé est incapable de se déplacer. Seule une immobilisation prenant les articulations au-dessus et au-dessous de la fracture calmera la douleur. Utiliser des attelles de fortune en évitant les points de pression sur la peau. Une plaie à proximité de la fracture doit être recouverte par des compresses stériles.
Gelure: Elles apparaissent sournoisement précédées par une pâleur de la peau, une insensibilité et un engourdissement. Au stade de sensation de froid, on peut se frotter vigoureusement le nez, les oreilles, secouer ses doigts ou les placer sous les aisselles. Ne jamais utiliser la neige pour frotter. Ne jamais flageller les extrémités. En cas de gelures débutante, il ne faut ni frotter, ni flageller les zones insensibles. Il faut augmenter la protection contre le froid et ne pas chercher à réchauffer avant d'avoir atteint un lieu protégé où il serait possible d'être évacué. Si la gelure semble grave, il est urgent de réchauffer la partie gelée dasn un bain d'eau tiède (38°) pendant une demi-heure. L'eau doit être aseptisée (quelques goutes d'un désinfectant) et maintenue à 38 °et agitée régulièrement . A ce traitement local, on consille d'absorber d'un demi comprimé d'Aspirine par jour et de consulter rapidement un centre hospitalier.
Hémorragie: quelque soit la gravité, il faut placer sur la plaie un pansement compressif de fortune, en augmentant l'épaisseur s'il se révèle insuffisant. Les points de compression sont réservés aux hémorragies artérielles abondantes, le garrot artériel n'étant qu'un geste désespéré en attendant les secours.
Insolation: Il s'agit d'une atteinte de l'état général due à l'effet de la chaleur notamment sur la tête. Débutant par une sensation de fatigue et des maux de tête, une rougeur du visage. l'insolation nécessite l'arrêt de la marche, l'absorption de boisson et une bonne protection du corps et de la tête. Dans tous les cas, il faut interdire la poursuite forcée de la marche en forte chaleur.
Malaise en montagne: Au cours d'un effort prolongé et modéré, il faut évoquer l'hypoglycémie imposant l'absorption de sucre (boissons sucrées ou barres énergétiques). On choisira d'arrêter la progression et de rejoindre la vallée. Un perte de connaissance passagère nécessite une consultation médicale .
Morsure de vipère: Les vipères fuient les lieux de passage et les cas d'envenimation sont devenus rarissimes. En cas de morsure, l'apparition d'un "plastron " douloureux autour de la plaie confirme la pénétration de venin. Calmer et allonger la victime, si possible désinfecter la plaie et appliquer du froid, évacuer vers un cabinet médical par vos propres moyens que si le transport est court et facile. Il faut à tout prix éviter la succion de la plaie, le garrot. L'aspivenin n'a aucune efficacité et crée un traumatisme surajouté .
Ophtalmie des neiges : Le filtre de la couche atmosphérique diminuant avec l'altitude, le rayonnement ultra violet, amplifié par la réverbération sur la neige et la glace, devient très agressif pour l'oeil. Les picotements précèdent l'apparition d'une douleur vive accompagnée de larmoiement et l'impossibilité de maintenir les yeux ouverts. Le traitement impose l'obscurité par des pansements oculaires, des antalgiques. Un examen chez un ophtalmologiste est conseillé si la douleur persiste au delà de 24 heures. La prévention repose sur des verres protecteurs classés "haute montagne", des montures munies de caches latéraux, le port d'une casquette avec visière très pratique pour les enfants.
Piqûre d'insecte: Elles ne sont graves que si la personne présente un état d'allergie antérieur . Dans ce cas, cette personne être doit munie d'un Kit d'urgence. Rappelons que la toxicité du venin d'insecte s'atténue avec la chaleur. Dès la piqûre, il faut approcher à la limite de la brûlure une source de chaleur (cigarette, allumette).
Premiers soins d'urgence en cas d'accident : Vous devez protéger, alerter, secourir