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Editeur : Opera
License : logiciel commercial
Version française : non

BeOS 4.5 est livré avec un petit navigateur WWW fort pratique, NetPositive. Ce logiciel est plutôt convivial et ergonomique, mais présente un certain nombre de lacunes gênantes :
  • ni Java, ni JavaScript
  • pas de feuilles de style au format CSS
  • impossibilité de se connecter aux sites sécurisés
Opera est un navigateur qui existe depuis un bon bout de temps sous Ouindauze. Sur cette plateforme, Opera a ses inconditionnels car il se démarque des deux poids-lourds (Netscape Communicator et MS Internet Explorer) par sa petite taille (un peu plus d'1 Mo pour télécharger l'archive), sa faible consommation de ressources et sa rapidité d'exécution. En contrepartie, Opera est payant, mais des versions de démonstration peuvent être téléchargées.

Opera s'est lancé dans une vaste politique de portage de son logiciel sous diverses plateformes. Citons Linux, EPOC (Psion/Symbian), Macintosh et Amiga par exemple. Cette liste inclut BeOS. Opera sous BeOS est disponible sous forme de versions "beta" depuis quelques mois. La dernière en date est la béta/7. J'ai suivi les évolutions du logiciel depuis octobre. Force est de reconnaître que le bilan est plutôt mitigé...

Les points forts :

Opera comble au moins trois des manques principaux de NetPositive : il inclut le support du JavaScript, permet de se connecter aux sites sécurisés et il gère les feuilles de style.

Le JavaScript s'est répandu sur le WWW, et nombreux sont les sites qui réclament ce langage pour fonctionner correctement. Il n'y a rien de plus frustrant, quand on utilise NetPositive, de se retrouver devant un site complètement inutilisable pour cause de "JavaScript inside" ! Rien que pour cela, Opera devient vite indispensable si l'on ne veut pas être obligé de rebooter sous Ouindauze pour consulter ce genre de sites.

L'accès aux sites sécurisés fonctionne également, ce qui donne enfin la possibilité d'utiliser nombre de sites d'achat "online".

La gestion des feuilles de style n'est pas aussi cruciale pour un navigateur, mais elle apporte tout de même un certain confort visuel.

Un autre point très positif : Opera sait sauvegarder une page avec toutes les images auxquelles elle fait référence, comme le fait MSIE. C'est très pratique.

J'ai également apprécié la gestion des bookmarks par le biais de la "hot list". Contrairement à NetPositive, il est ici possible de tout éditer. Il faut d'ailleurs noter qu'Opera installe par défaut un nombre plutôt conséquent de liens vers toutes sortes de sites.

Depuis les dernières bétas, Opera est capable d'imprimer, mais il y a encore du boulot : l'impression ne respecte pas la présentation de la page qui se voit simplifiée et les accents ne sont pas imprimés correctement.

Le GROS point faible :

Tout ceci serait parfait si Opera n'était pas aussi instable. Les bétas se succèdent, mais le résultat est toujours le même : tôt ou tard Opera plante lamentablement. C'est à la fois frustrant et aléatoire. Il suffit de "se promener" 5 minutes pour voir apparaître la fenêtre fatale. A tel point que je continue d'utiliser NetPositive. Je ne lance Opera que dans les cas exceptionnels, lorsqu'un site fait appel à JavaScript par exemple.

Le logiciel est si instable que je ne vous conseille surtout pas de lancer un téléchargement avec ! Ou, dans ce cas, ne touchez pas à Opera pendant toute la durée du transfert....

Conclusion :

Quel dommage.... La note que j'attribue à Opera est une sorte de compromis : je lui mettrais volontier la plus mauvaise note ("à éviter") s'il n'était pas indispensable sous BeOS pour consulter certains sites ; d'un autre côté, le lui mettrais volontier la note la plus élevée ("indispensable") s'il ne plantait pas sans arrêt.

L'actualité de BeOS semble indiquer qu'il y a de fortes chances pour qu'Opera soit livré avec les prochaines versions de BeOS. C'est une bonne chose, mais il reste à espérer que la fiabilité soit au rendez-vous. En l'absence d'un logiciel comme Netscape Communicator, BeOS reste vraiment handicapé face aux systèmes concurrents. Grrrrrr.....

Denis Bourez, 9 janvier 2000.
Modifié le : 31/01/2000 23h01 +0100